Histoire du Mexique

La Conquête du Mexique

1519-1550

L'Empereur Charles Quint
L'Empereur Charles Quint

La découverte de Christophe Colomb avait fait des envieux. Mais les informations qu'il a rapportées en Europe restent trop vagues pour se faire une idée précise de sa découverte : A-t-il atteint la Chine ? Un simple archipel, comme les Açores ? Ou est-ce là véritablement le Paradis terrestre comme il semble lui-même le croire ? Les marchands espagnols cherchent de nouveaux comptoirs pour développer leurs commerces. Il faut des renseignements plus précis pour juger objectivement de la valeur des ces nouveaux territoires. Cependant, on mettra de temps avant de réaliser que ces terres ne sont pas les Indes...

« L'écriture sainte témoigne que Notre Seigneur fit le paradis terrestre, qu'il y mis l'arbre de vie et que de là sort une source d'où naissent en ce monde quatre fleuves principaux... Je ne trouve pas ni n'ai jamais trouvé un écrit des Latins ou des Grecs qui, d'une manière certaine, disent quel point de ce monde est le paradis terrestre... Je suis convaincu que là est le paradis terrestre, où personne ne peut arriver si ce n'est par la volonté divine... Je crois que cette terre dont vos Altesses ont maintenant ordonnée la découverte sera immense et qu'il y en aura beaucoup d'autres dans le Midi dont on n'a jamais eu la connaissance... Et je dis que si ce n'est pas du Paradis terrestre que vient ce fleuve (l'Orénoque), c'est d'une terre infinie de laquelle jusqu'à présent il ne s'est rien su. Toutefois, je tiens en mon âme pour très assuré que là où je l'ai dit se trouve le Paradis terrestre... »

Lettre au Roi Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille

Gravure de la Conquête espagnole...
Gravure de la Conquête espagnole...

Les trois voyages que dirige par la suite Christophe Colomb se révèlent de plus en plus décevants. Malgré l'enthousiasme qu'il montre lorsqu'il décrit ce Nouveau Monde à son souverain, il semble qu'il se perde lui-même dans l'immensité de cet océan parsemé d'îles sans nombre. Oui, il y a de l'or mais en petite quantité. Oui, ces terres sont immenses, mais le climat est rude pour les Européens, même pour les Espagnols. Et ces Indiens... Sont-ils vraiment des hommes que le Seigneur aurait laissé dans l'ignorance ? Colomb lui-même ne sait plus que penser... Il mourra dans l'ignorance et l'oubli.

Dès 1499, des expéditions concurrentes sont lancées. L'une d'elles est dirigée par son ancien compagnon de voyage, Hojeda, avec l'appui discret du trésorier du roi, Fonseca, qui espère casser le monopole de Colomb sur les bénéfices de ses opérations commerciales. Hojeda a carte blanche pour explorer et exploiter les terres qu'il trouvera sur sa route. Amerigo Vespucci, un prospère marchand italien vivant à Séville, fait aussi parti de l'expédition. On pense que son œil de marchand saura apprécier à leur juste valeur les richesses que l'on pourra tirer de ces nouvelles terres. En 1506, Il fera une description de son expédition dans son ouvrage le « Mundus Novus » qui sera un succès dans toute l'Europe. A tel point, que c'est ce marchand qui, quelque années plus tard, donnera son nom au continent. L'histoire est ainsi faite...

La carte du Nouveau Monde connu (1596)
La carte du Nouveau Monde connu (1596)

Mai 1499. Quatre caravelles partent de Cadix et refont le même voyage que Colomb. L'expédition refait volontairement ses découvertes pour mieux se les approprier : Panamà, Venezuela, Colombie... On pousse même un peu plus loin, jusqu'à l'actuel Surinam. Il décrit même l'embouchure de l'Amazone. Les voyageurs sont effarés par l'immensité du continent qui s'offre à leurs yeux. Vespucci comprend rapidement qu'il ne s'agit pas de la Chine (et l'on en est bien loin...). Rentré en Espagne, usant d'éloquence et de ruse, il accapare tout le prestige qui revenait en droit à Colomb. C'est lui que révèle définitivement à l'Europe la découverte du nouveau continent. Il apporte la démonstration que la terre est bien ronde... et toutes les cartes sont à refaire ! C'est en 1508 que le géographe allemand Waldseemüller fait figurer pour la première fois le Nouveau Monde, la « Quatra Parta », en le nommant « América », en l'honneur de son découvreur officiel : l'italien, Améric Vespuce. Il n'aura jamais entendu parler de Christophe Colomb...

Hernán Cortès (1485-1547)
« Nous autres, Espagnols, souffrons d'un mal que seul l'or peut guérir. »

Hernán Cortès

Hernán Cortès débarque au Yucatán le 19 février 1519 avec 600 hommes, quelques canons, 13 mousquets et 16 chevaux. Il a pour mission de prendre possession de tous les territoires qu'il traversera. Après quelques escarmouches où il fait quelques prisonniers indiens, il reprend la mer et longe les côtes du Mexique jusqu'à Veracruz. Il met ses navires hors d'usage pour s'interdire à lui et à ses hommes tout retour possible vers l'Espagne. Devant lui, un empire de 10 millions d'Indiens : les Aztèques et leurs vassaux. Mais la chance est de son côté. Il arrive au bon moment : une comètes est apparue dans le ciel et les présages néfastes se multiplient. L'empereur aztèque Moctézuma s'inquiète. Il est immédiatement informé de l'arrivée de la troupe. Tenochtitlán (l'actuelle Mexico), la capitale où il réside, est en ébullition. Serait-ce le retour du Dieu Quetzalcoátl ? Les prophétie racontent que son retour précédera de peu la fin du cycle du « 5ème Soleil », la fin du monde. Moctézuma envoie des émissaires chargés de cadeaux qui doivent accueillir et ramener ces inconnus à Tenochtitlán. Il seront accueillis comme des Dieux... Mais est-ce le cas véritablement, l'histoire n'est-t-elle pas trop belle... racontée par les historiens espanols...

L'Empereur Moctézuma observant la comète de 1518 - Extrait du « Codex Durán »
L'Empereur Moctézuma observant la comète de 1518
Extrait du « Codex Durán »
« Ils avaient de tout temps planifié les événements à suivre, prévu la future histoire.
Dans les nuages de la théocratie, ils avaient consulté les oracles, interprétés fumées et comètes ;
ils s'étaient mis à rêver pour trouver dans leurs songes la clef de l'énigme des nouveaux arrivants,
et nous étions leur rêve. »

Pino Cacucci

L'arrivée des Espagnols à Tenochtitlán est pour eux un véritable choc. Ils n'avaient rencontrés sur leur route que des villages, il tombe sur une ville sans équivalent en Occident : « la plus belle ville du monde... », 500 000 habitants... Un nouveau monde à elle seule. a ville est située au milieu d'un lac immense et elle est dominée par d'imposantes pyramides. Des chaussée larges de 10 mètres permettent d'y accéder, mais les habitants. Comme le raconte Bernal Díaz, un des plus fameux chroniqueurs de la conquête :

« En voyant toutes ces villes et villages construits sur l'eau et sur les pourtours du lac
et une chaussée parfaitement droite et de niveau qui conduisait à Mexico.
Nous restâmes stupéfaits d'admiration
et nous disions que cela ressemblait à ces choses d'enchantement
qui sont racontées dans le livre d'Amandis...
Je ne sais comment je le raconte; voir des choses inouïes,
pas même rêvées, comme nous le voyions... »

Bernal Díaz

Hernán Cortès « recevant » l'empereur Moctézuma (la Malinche l'avisant...)
Hernán Cortès « recevant » l'empereur Moctézuma (la Malinche l'avisant...)

La conquête du centre du Mexique par Hernán Cortès dure seulement deux ans : 1519-1522. Le rêve d'un Empire aztèque vient à peine de se concrétiser : les tribus soumises, comme celle de Tlaxcala ou de Teotilán, devaient payer tribut à la capitale : Tenochtitlán. Ces tribus soumises s'allièrent rapidement avec Cortès car elle ne supportaient plus le joug de leurs maîtres : les Aztèques pratiquant abondamment le sacrifices humains, ils réclamaient, en cette périodes trouble, de plus en plus de prisonniers à sacrifier. En 1525, l'empire de Charles Quint s'étend de l'Orient à l'Occident et il peut savourer son triomphe de roi catholique :

Charles Quint - L'Empereur du Saint Empire... et du Mexique
Charles Quint - L'Empereur du Saint Empire... et du Mexique

« Sur mon empire le soleil ne se couche jamais. »

Dessin indien d'une bataille...
Dessin indien d'une bataille - Epoque de la Conquête

D'un autre côté, sur les mers les navires espagnols chargés de richesses allaient devenir des proies de choix pour les Français, les Anglais et tous les autres pirates de l'Atlantique... Les convois chargées d'or, de pierres précieuses, d'épices et de plantes nouvelles deviennent de véritables caravanes océanes que l'on attend fébrilement à Séville, le seul port sûr du sud de l'Espagne. Ce commerce très lucratif fera la richesse de cette ville exceptionnelle. De son côté,en 1500, Amerigo Vespucci, découvre la Guyane et atteint le fleuve Amazone. En 1501, il longe avec Coelho les côtes du Brésil et atteint le Rio des Plata (Argentine). Les explorateurs Espagnols soupçonnent très rapidement l'existence Dun océan de l'autre côté des terres de Panamà. Les Indiens les ont renseignés et il semble qu'il soit possible de l'atteindre en peu de jours. Serait-ce là la voie vers les Indes ?

En juin 1513, Vasco Nuñez de Balboa arrive au Panamà avec 190 hommes dans l'intention de traverser la forêt tropicale et d'atteindre la mer dont les indiens de la région on parlé : ils racontent que l'on y trouve de l'or en abondance... En fait, il veulent de débarrasser de cet étranger aux manières plutôt brutales... Au bout Dun mois de marche et de combats difficiles, il arrive enfin sur une colline qui domine un vaste océan. Mais aussitôt un combat féroce s'engage avec les Indiens de la région. Son arme la plus précieuse est une meute de chiens dressés pour tuer... Il lui faut quatre jours pour remporter la victoire. Il peut enfin savourer sa réussite, lui que n'avait toujours eu qu'un second rôle dans les expéditions précédentes. Au nom du Roi d'Espagne, il baptise ce nouvel océan « Mer du Sud ». Il séjourne 8 mois dans cette région idyllique qui effectivement recèle de l'or en quantité. Balboa retourne à Santa Maria de Antigua en janvier 1514 avec 800 esclaves et 40000 pièces d'or. Il pense qu'il à atteint la fameuse « Cipango », la Chine... Comme pour Colomb et Cortès, Balboa est nommé gouverneur de cette nouvelle région que l'on n'hésite pas à baptiser « Castille d'Or ». Mais il subit les pressions de ses rivaux et il est finalement lui aussi destitué quelques mois plus tard. En 1517, à Acla, le grand port du nouveau Monde, une troupe armée l'intercepte alors qu'il tente de monter une nouvelle expédition. Il est arrêté, jugé sommairement et exécuté pour « rébellion »...

Les Espagnols savent qu'il existe un autre océan au delà du Nouveau Monde. Mais est-il possible de le contourner, par le sud, pour en faciliter l'exploration ?

Le navigateur portugais Vasco de Gama... Musée national d'Art ancien de Lisbonne - Portugal
Vasco de Gama

1492. Depuis 60 ans et le règne d'Henri « le Navigateur », les Portugais sont les maîtres des océans. Ils ont longé l'Afrique et installés des comptoirs sur toutes la côte Ouest. L'envie de découvrir de nouvelles richesses a vaincue le peur de l'inconnu... On pose des repères, « les padrões », sur la côte ouest de l'Afrique pour faciliter les voyages suivants. Un comptoir est créé au Congo. En 1498, Vasco de Gama franchi le Cap de Bonne espérance au bout de 3 mois de mer. Il décide de contourner l'Afrique et atteint les Indes, ouvrant ainsi une voie commerciale qui donne définitivement la suprématie sur les voies maritimes aux Portugais. Les Arabes qui fréquentent la région et détiennent le monopole du commerce ne s'inquiètent pas de ces intrusions qui restent marginales... pour l'instant. Le Nain défie son puissant voisin : l'Espagne. Les nouveaux comptoirs se recèlent très prospères : Goa, en Indes, Barhein dans le Golfe Persique, Mozambique ou Sofala en Afrique Orientale. Madagascar est découvert par hasard... Cette frénésie inquiètent les Espagnols qui sentent qu'il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Jusque-là, ils étaient trop occupés à combattre les Musulmans. C'est l'une des raisons qui explique la volonté des Espagnols de monter tant d'expéditions pour contrer l'insolente puissance portugaise.

Le Navigateur Ferdinand Magellan...
Ferdinand Magellan

Comme pour Colomb, Ferdinand Magellan est un étranger, un Portugais. Il tente lui aussi de convaincre le Roi de Portugal de financer une expédition vers le Nouveau Monde mais en insistant sur le fait qu'il peut trouver ainsi une nouvelle route commerciale plus rapide vers les Indes. Il essuie un refus et il se présente finalement au Roi d'Espagne qu'il réussit à persuader. Il se fait naturaliser Espagnol. En novembre 1519, Magellan, cinq navires et 265 hommes, quitte l'Espagne en direction du Sud-Ouest. Il a pour mission de longer les côtes du Nouveau Monde vers le Sud et de descendre le plus loin possible pour trouver un possible passage qui contournerait le nouveau continent. il atteint le Brésil, près de Rio de Jameiro, le 13 décembre. Le Rio del Plata (Argentine) le 20 janvier et continue sa route jusqu'au 49° de latitude sud. L'hiver austral s'installe et il ne prend pas le risque de continuer plus loin. Il a navigué à ces latitudes, autour de l'Afrique, et il sait que les conditions climatiques vont s'empirer sérieusement. il faut attendre... Il mène quelques excursions à terre et perd un navire dans une tempête. Fin août, il repart et en octobre, il découvre un détroit qu'il préfère emprunter plutôt que de continuer plus au sud. Son intuition est juste. Le fameux détroit, qui portera son nom, mène au Nouvel Océan. il n'est donc pas nécessaire de contourner la Terre de Feu et le redoutable Cap Horn.

Sa mission est un succès et il pourrait retourner en Espagne mais il préfère continuer sa route et longe la côte vers le nord. Un des navires, refusant de le suivre parvient à rebrousser chemin. Le Chili semble inhabité et il est impossible de trouver de quoi se ravitailler. Il décide d'aller vers l'Ouest, en espérant cette fois atteindre les Indes. Au bout de 99 jours de mer (on imagine dans quelles conditions !), il débarque enfin sur une des îles Mariannes puis atteint de nouvelles îles plus grandes qu'il baptise en l'honneur de son Roi : les Philippines. Il y reste quelques temps pour reprendre des forces et imposer son pouvoir sur ces nouvelles terres. Malheureusement, au cours d'une expédition militaire, il est tué par une flèche indienne. Ses compagnons tentent difficilement de continuer l'aventure. Ils remplissent les cales d'or et d'épice mais les plus affaiblis décident de rester sur place. Il abordent les Moluques puis croisent des navires portugais : ils réalisent enfin qu'ils ont fait le tour du Monde est la première expédition qui réalisera le tour du Monde !

Mais ils n'ont plus la force de continuer cette entreprise et décident de rentrer en Espagne. Une tempête anéanti une autre navire et finalement, le 6 septembre 1522, un seul navire, commandé par Sébastien del Cano, et avec seulement 18 survivants à son bord rentre en Espagne. Mais, c'est le nom de Magellan qui restera dans l'histoire comme le premier homme à avoir fait le tour du monde. Il donne aussi son nom à cet océan« Pacifique », car il eu le privilège de faire la traversée sur une mer plutôt calme...

Les expéditions se multiplieront. Un comptoir est installé sur la côte ouest du Mexique, c'est un petit village de pêcheurs que l'on nomme Acapulco... L'Europe a enfin trouvée la route des Indes par l'ouest mais la route est très longue, trop longue...

Gravure d'une caravelle du XVe siècle
Gravure d'une caravelle du XVe siècle

« Les Conquérants »

« Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres Dun rêve héroïque et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles. »

José Maria de Heredia

Oui, le Nouveau Monde allait offrir bien des richesses. Au Mexique, on trouve de l'or, mais c'est surtout de l'argent que l'on exploite dans les mines de Taxco, de Guanajuato et de Zacatecas. Il y a des rubis, de la turquoise , des émeraudes en Colombie. L'étendue des terres permet de développer l'agriculture : comme pour l'Afrique au temps de Rome, le Nouveau Monde peut devenir le « grenier à blé » de l'Europe. Le Nouveau Monde nous ont donné de nombreux produits : le tomate, l'abricot, la banane, l'ananas, le chocolat, le maïs, la vanille, la pomme de terre, le caoutchouc, le café... Et le tabac. Une drogue dont les Espagnols deviendront tellement friands, et dépendants, que le pape Urbain VIII finit même par menacer d'excommunication les fumeurs invétérés... Oui, ce nouveau Monde tiendra ses promesses.

C'est, par exemple, Cortès qui rapporte en Europe en 1528 la formule secrète d'une recette aztèque le « Xocoátl », le Chocolat. Il dit lui-même que l'empereur aztèque en consomme « pour avoir accès aux femmes » ! Le cacaoyer est même considéré comme un arbre sacré. Les Mayas déjà consommaient ces fèves qu'ils nommaient « Cacu haa » et dont ils tiraient un délicieux breuvage : le « Chacau haa », une boisson aux pouvoirs magiques.... Rare et chère, la fève de cacao servait même de monnaie.

Les fèves séchées de cacao...
Les fèves séchées de cacao

La Conquête du Mexique n'aura pas duré 20 ans. Celle du Pérou encore moins 1531-1537. Le gouvernement du vice-roi est effectif à partir de 1535. En 1550, on peut considérer que tout le Mexique est Espagnol. Dans le pays pacifié, ou presque, on commençait à voir les premiers mariages mixtes, et les premiers métis. D'autres vices-royautés sont progressivement mises en place : la Nouvelle-Grenade en 1739 (l'actuel Colombie-Pérou), Le Rio del Plata en 1776 (Le Chili et l'Argentine), Le Texas en 1718 et la Californie en 1767...

En 1808, Napoléon prend possession de l'Espagne et du Portugal. Après les guerres napoléoniennes, le royaume d'Espagne n'avait plus la force et le prestige nécessaire pour maintenir et surtout pour contrôler cet Empire d'Amérique devenu plus grand que l'Europe elle-même. Cet abandon donnant ainsi le coup d'envoi de l'indépendance des anciennes colonies d'Amérique Centrale. Le Mexique, avec Miguel Hidalgo, et l'Argentine se soulèvent en 1810, le Venezuela en 1811. Au Pérou, la chute de Lima et la victoire de Bolivar en 1824 marque l'arrêt total de l'influence espagnole en Amérique Latine. L'histoire commence alors pour eux mais il faudra du temps pour que tous ces pays et toutes ces nations accèdent à leur véritable indépendance : celle qui se fait dans le combat pour la démocratie et qui ne pourra grandir que si le Mexique accepte de renouer avec son passé, triste et prestigieux, riche et multiple, métissé et orgeuilleux...

« La conquête a effacé un héritage qui fait défaut encore aujourd'hui »

Jean-Marie Le Clézio

Plus d'infos sur la Conquête et l'histoire du Mexique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Mexique

Écoutez l'émission de France Culture du 29 Mai 2004

« L'histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne »

Chronologie

www.abc-latina.com/mexique/histoire.htm

www.clio.fr/CHRONOLOGIE/chronologie_Mexique.asp

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