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Les Totonaques
Tête de serpent
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Aujourd'hui encore, les Totonaques forment le groupe le plus nombreux et le plus riche du golfe du Mexique, dans l'Etat de Veracruz. Leurs villages et les communautés que les composent conservent une grande unité culturelle et artistique. Actuellement, la ville de Papantla est leur capitale politique et religieuse. Dans les campagnes, l'activité reste tournée vers l'agriculture et l'élevage. Ils sont par exemple les grands producteurs de vanille... |
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« La Pyramide des Niches » - El Tajín
« Les hommes avaient un grand trou dans la lèvre inférieure, Bernal Díaz del Castillo décrivant les messagers Totonaques ![]() |
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Les Totonaques sont toujours présent au Mexique notamment à Papantlán, dans la Sierra de Puebla (Etat de Veracruz). On peut les voir exécuter la fameuse danse aérienne des « voladores », les « Hommes-Oiseaux », qui demeure l'une des attractions touristiques les plus surprenantes du Mexique. La « Danza de los Voladores » qui se déroule une fois l'an, en juin, durant la fête catholique du Corpus-Christi, est la cérémonie religieuse la plus importante des descendants des Indiens Totonaques. Les Impétrants (Trois ou quatre jeunes indiens qui vont se révéler être de véritables cascadeurs !) commencent par monter au sommet d'un mât d'une trentaine de mètres de hauteur. Là, ils nouent une longue corde à leurs pieds et attacher l'autre extrémité de la corde au sommet du mât. Les gestes et prières rituelles réalisées, ils se jettent dans un même élan dans le vide en tentant d'amorcer un mouvement de rotation durant leur chute... Si la manœuvre est réussie et surtout si elle est parfaitement synchronisée (et c'est pratiquement toujours le cas !), leur trajectoire autour du point d'attache décrit des cercles qui les font descendre peu à peu vers le sol : il faut réaliser 13 rotations pour que la figure soit réussit... C'est évidemment un rituel magique et symbolique. On peut y discerner les traces des anciennes croyances aztèques et on sait qu'ils étendaient leur influence jusqu'à cette région. Effectivement, leur calendrier fonctionnait selon un cycle de 52 années, divisé en 4 périodes de 13 années chacune, au bout desquelles un nouveau monde voyait le jour... On peut voir dans la « danse » de ces hommes-volants une « image » de ce cycle des 130 années, le rituel clôturant un nouvel et célébrant une nouvelle ère. On peut aussi penser que ces hommes symbolises la pluie qui fertilise la terre, ou comme les rayons du soleil... |
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Préparation à la danse du « Volador » ![]() |
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Les interprétations à ce rituel si étrange et si spectaculaire sont nombreuses et il est probable que plusieurs soient valables. On sait qu'il ne se déroulait à l'origine que tous les 13 ans, mais il semble que le sens de cette mise en scène symbolique soit le fruit d'apports culturels multiples. N'est-il pas simplement l'affirmation de ces jeunes totonaques fiers de montrer que, comme le dieux, ils peuvent voler dans le ciel... Selon l'ethnologue Walter Krickeberg, il faut s'imaginer les « voladores » comme « des guerriers et des sacrifiés, qui, selon les croyances indigènes, revenaient sur la terre sous la forme d'oiseaux et des papillons pour goûter le nectar des fleurs après avoir rendu hommage au Dieu-Soleil. Stresser Péan pense au concept cosmologique indigène au considère le ciel comme une divinité masculine dont l'essence est le feu, et la terre comme un être féminin dont l'essence est l'eau et le froid ; de leur union dépend toute la fécondité. Au sommet du mât, un danseur évoque les Dieux célestes en jouant de la flûte d'une main et en tapant sur un petit tambour de l'autre. Avant de grimper au mât, il joue à l'intérieur d'une église pour honorer le Dieu chrétien. Les « voladores » sont les messagers du ciel chargées d'apporter à la terre la semence de ce Dieu fécondateur (le ciel) d'où s'échappent les rayons du soleil, qui sont sa forme visible » (Gérard Krémer). |
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« Les Voladores » - « Les Hommes Volants »
Pour en savoir plus : http://en.wikipedia.org/wiki/El_Tajin (us.) http://www.acfm.net/acfm/articles/art/voladores.html Ecouter la musique évoquant les « Voladores » : « Danza de Los Voladores » (Mp3 - 1,38 Mo)
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