TequilaLa boisson nationale mexicaine
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| « Jarabes - Classico » | |||
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Les champs d'agaves s'étendent à perte de vue, donnant au paysage cette couleur vert-bleu si caractéristique. On ne la récolte qu'après 12 ans de culture. Après, elle fleurit et s'élève jusqu'à 10 m de haut et ne donne plus rien. Une fois récoltée, l'agave est dépouillée de ses feuilles, on n'en garde que le cœur, comme pour un artichaut. On les enfourne en grande quantité dans une grande étuve, où les noyaux, mis sous vapeur pendant 48 heures, vont se gorger d'eau. La photo montre cette étape. |
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Déjà, une odeur subtile se dégage... Le cœur est broyé et on en recueille le jus encore fumant pour le distiller une première fois. La première qualité est appelée « Claro », elle est transparente. C'est celle que l'on trouve généralement partout dans le monde. La seconde, deux fois distillée, est appelée « Especial ». Elle a une couleur ambrée et une odeur très parfumée qui contraste avec la « Claro ». Cette tequila nommée aussi « Dorado » ou surtout « Reposado », c'est une tequila blanco que l'on a fait reposer moins d'un an dans des barriques de chêne. Le guide peut vous faire goûter les différents pressages. La troisième, la plus chère et la plus rare (on ne la trouve que difficilement en Europe), c'est l'« Añero », celle qu'on ne fait qu'une fois par an et qui ensuite repose dans des fûts de chêne pendant plus d'un ans. Je ne l'ai pas goûtée mais ce doit être un nectar. La téquila se consomme sèche, mais on l'aime surtout avec un peu de sel et de citron. On dépose le sel entre le pouce et l'index, on le porte à sa bouche et on en imprègne le bout de sa langue. Rapidement, on boit le verre « cul-sec » en basculant la tête en arrière. On prend ensuite le citron que l'on suce plus ou moins lentement. C'est tout un art mais ça vaut le détour. Une bonne tape dans le dos et on peut en reprendre un autre. Mais attention ! L'alcool est à consommer avec modération, surtout ici, où le climat est assez torride. Il faut dire que l'on peut acheter des petites bouteilles de 25 cl, ce qui est très pratique lors des longs voyages en transports en commun où l'on s'ennuie parfois un peu. Les ouvriers des chantiers, eux, préfèrent une téquila meilleur marché que l'on peut acheter en bidon plastique de 50 litres ! Je ne résisterai pas pour vous donner, d'après quelques amis du Mexique, le nom des meilleurs téquila connues (mais qu'il n'est pas toujours facile de trouver en Europe) :
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Don Julio Herradura reposado Cazadores Reserva del Patron Jimador Orendain Pueblo Viejo
A boire avec modération...
La récolte de l'agave ![]() |
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Bizarrement, « Agave » est un mot grec qui signifie « admirable ». En fait, seuls deux autres états ont le droit d'utiliser l'appellation « Tequila » : le Nayarit et le Tamaulipas. Ailleurs, si l'on fabrique un produit similaire, on ne peut l'appeler que « Mezcal », reconnaissable au petit ver (« le gusano ») qui se trouve au fond de la bouteille. La différence de goût est évidente. Le mezcal est souvent fumé, ce qui lui donne ce goût particulier de caoutchouc brûlé lorsqu'il est bas de gamme. Les meilleurs proviennent de la région de Oaxaca, dont le fameux « Hornitos » ( qui veut dire en espagnol : le frelon...). |
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« La Prière pour l'Agave » - Dessin de Posada |
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Les indiens connaissaient déjà l'agave. Il savait la fermenter pour obtenir l'« Octli », souvent appelé « Pulque ». Comme dans d'autres parties du monde, l'alcool a toujours été un moyen efficace de se rapprocher des dieux. Les Aztèques consommait le pulque mais déjà avec modération. En abuser pouvait conduire à la mort ! Si un jeune homme apparaissait ivre en public, si on le surprenait à boire du pulque ou gisant dans la rue ou chantant en compagnie d'autres soûlards, si c'était un « macegual »; il était battu à mort ou garrotté devant tous les autres jeunes de la ville. Cela pour servir d'exemple et apprendre à la jeunesse à se préserver de l'ivrognerie. La loi était plus sévère pour les nobles que pour le peuple. L'homme ordinaire était simplement réprimandé la première fois qu'il était surpris en état d'ivresse. Mais ses biens et sa maison étaient confisqués car « celui qui perd l'esprit n'est pas digne de posséder une maison mais doit vivre dans la nature comme les bêtes sauvages ». La seconde fois, c'était la mort assurée. Ce n'est que devenu vieux, ou vieille, que l'on pouvait s'adonner à ce vice. Et encore, seulement pendant les fêtes officielles. A la vue d'une telle sévérité, on est bien obligé de conclure que les Aztèques étaient assez « portés sur la bouteille ». Curieusement, la déesse de l'agave, « Mayahuel », était, selon la légende, la mère attentionnée de 400 enfants et possédait bien sûr le nombre nécessaire de mamelles pour les nourrir... On consomme toujours le pulque au Mexique. C'est un peu le vin traditionnel du pays. Il s'élabore toujours de la même manière. Avant qu'elle ne soit en fleur, le paysan que l'on nomme « Tlachiquero », récupère le jus d'agave, en coupant ses extrémités. Le suc, un jus blanchâtre, s'en écoule. On récupère ce jus tout au long de la journée. Il est collecté dans une calebasse où il fermentera pendant 24 heures. On obtient une boisson rafraîchissante qui ne compte que 6 degrés d'alcool et qui est couramment consommée. C'est à essayer. Si vous voyez une boutique louche portant le nom de « Pulqueria », vous sauraient quoi y trouver... |
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Incroyable... mais vrai ! Eh oui, on fait de tout avec la tequila !... Plus d'informations : www.presence-pc.com/actualite/tequila-ventirad-diamant/
Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tequila www.sauzatequila.com www.cuervo.com
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