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LES TAXIS DE MEXICO

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Arrivé au Mexique, il existe plusieurs moyens de transport. En
ville, et à Mexico notamment, le plus simple est de prendre le
taxi, surtout aux heures d'affluence où, les transports en commun
sont bondés. A ces heures, le métro est à éviter
absolument. Il suffit de héler un taxi lorsqu'il passe à
proximité. Il sont plus de 90000 qui sillonnent sans cesse la ville.
Pour payer moins cher, on peut les prendre à partir des "sitios",
les stations de taxis. Mais attention ! S'il y a trois couleurs de taxis,
c'est qu'il y a une bonne raison. Les taxis jaunes sont les moins chers
: ils sont souvent propres, destinés aux touristes qui n'ont pas
trop de sous, et on peut s'y engouffrer jusqu'à 5. Il n'y a pas
toujours de compteur et il vaut mieux se mettre d'accord dès le
départ sur le prix et les conditions avant de partir (il y a toujours
plusieurs routes...). S'il y a un compteur : Attention ! car, il faut
toujours payer un peu plus que le prix affiché, même si on
ne sait jamais trop vraiment pourquoi... Inutile de discuter sous peine
de se faire traiter de "Gringo" ou même d'"Américain",
ce qui est une insulte dans la bouche d'un Mexicain... Le chauffeur sait
bien que vous pourrez le payer. Les verts sont plus chers car ils sont
écologiques, c'est-à-dire qu'ils roulent à l'essence
sans plomb. Les rouges sont pour les touristes riches. Leurs prix s'en
ressentent car ils sont systématiquement munis d'un compteur comme
chez nous, et souvent, le chauffeur sait parler l'anglais. Bref, le luxe.
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Les taxis jaunes sont donc les plus économiques... Si vous avez
bien négocié le prix de la course au préalable avec
le chauffeur. Cela fait, on peut s'installer tranquillement. Vous verrez.
L'atmosphère à bord se détend rapidement... Ne vous
étonnez pas trop si le siège passager avant est absent :
il permet au voyageur de rentrer plus facilement dans le taxi et pour
la suite d'être mieux installé pour voyager. Pour un moment
seulement... Ici, la conduite devient un art et l'on comprend mieux la
présence de l'image de Santa-Maria de Guadalupe en miniature, collé
au tableau de bord, au-dessus duquel pendouille un chapelet de taille
généralement respectable. Le chauffeur se fait un plaisir
de vous amener où vous le désirez le plus rapidement possible.
Ne vous inquiétez pas de ses écarts de conduite. Il est
en fait très prudent même si vous ne vous en apercevez pas.
Casse-cou mais pas inconscient. Ici,le mot respect n'est pas un vain mot.
Ce métier est exigent : on constate peu d'accidents, même
dans la capitale.
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Ces taxis, on les appelle aussi "peseros", en souvenir de l'époque
ou les voitures étaient toutes de grosses américaines rutilantes,
des Pontiacs ou des Cadillacs, et ou l'on pouvait prendre place � plusieurs
( 6, 7, 8 passagers !). Le prix de la course, en cette époque bénie,
�tait toujours le m�me : quelque soit la distance ou le nombre de passagers,
on payait toujours 1 peso. Avec le temps, ça devenait cher...,
mais c'était toujours une bonne affaire. Aujourd'hui, le nom de
"pesero" s'est féminisé en "pesera". Le
temps passant, les taxis sont devenus plus moderne, c'est-à-dire
moins spacieux mais avec de plus larges vitres. Mais si on les appelle
aussi "pesera", cela s'explique surtout par le fait qu'en espagnol,
"pecera" signifie "aquarium", et que lorsque l'on voyage
dans ces taxis collectifs, on a parfois l'impression d'être dans
un aquarium... Bref, encore un jeu de mots qui a fait recette, surtout
à Mexico.
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Le métier de chauffeur est un métier lui aussi très
respecté et aucun d'eux ne se permettrait de nuire à la
profession. En 1994, une bande de truands qui se faisait appeler le
"gang des taxis" semait la terreur dans la capitale fédérale
en s'attaquant violemment à leurs clients une fois arrivés
à destination. Ils cambriolaient ensuite leurs victimes avant de
les supprimer. Consternation chez les chauffeurs. Les touristes étaient
bien sûr au courant de l'affaire qui faisait beaucoup de bruit et
les gens préféraient prendre le métro (qui n'est
pourtant pas un cadeau). En mois de deux mois et avec l'aide de tous les
chauffeurs, la bande fut enfin repérée et vite exterminée
lors d'une embuscade dans une des grandes artères de Mexico. Vous
pouvez faire confiance aux chauffeurs de taxi. Une fois à bord,
à l'arrière, je vous conseille cependant d'éviter
de regarder la route et de vous contenter de regarder du côté
droit durant le voyage : il y aura toujours quelque chose à regarder
par la fenêtre...
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LES TAXIS DE TAXCO
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Dans les petites villes, il existe un système mixte. Ce sont les
"Coccinelle" et les minibus. Mais ce sont surtout des "Combi"
Volkswagen que l'on emprunte car ils sont plus nombreux dans les petites
villes de provinces. Le prix de la course est dérisoire. Si vous
y mettez le prix vous pourrez même décider de la destination.
La sécurité est précaire et il faut bien s'accrocher.
A certaines heures, le chauffeur n'hésite pas à prendre
le maximum de passagers. Et ça marche ! Il vaut mieux être
dedans que dehors car la route est souvent étroite. Dans Taxco,
qui est une ville coloniale accrochée à flanc de montagnes,
la circulation est délicate. Parfois, il y a des accidents et ce
sont les enfants qui en sont les premières victimes. Insouciants,
ils ne font pas attention aux bolides qui dévalent les pentes de
la ville. Dedans, on est sûr d'y rencontrer des gens intéressants
qui s'étonneront des conditions dans lesquelles vous voyagez. La
promiscuité et l'occasion de faire un bout de chemin ensemble peuvent
délier les langues.
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Les Mexicains s'étonnent souvent de voir des occidentaux partager,
même temporairement, leur condition. Un dos d'âne et c'est
un sourire qui éclaire un visage. Pour peu que quelque chose d'inhabituel
se produise et c'est la cacophonie. Si c'est un accident sur le bas-côté,
on s'empresse de se signer ou de faire une vraie prière, pour Saint
Christophe le plus souvent. En fait, c'est un lieu idéal pour nouer
une conversation pour peu que le trajet soit un peu long et peut-être
une amitié car, comme tout Mexicain, ici, on ne croit pas au hasard.
Le plus surprenant est que le trajet des bus-taxis n'est jamais fixé.
Le matin, le conducteur inscrit son trajet ou sa destination en lettres
de peinture blanche sur le pare-brise du véhicule. En cours de
journée, si ça ne marche pas assez bien, il efface les lettres
et il n'hésite pas à inscrire une nouvelle destination.
Pourquoi pas...?
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On peut aussi prendre le bus...
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