Histoire du Mexique

Le Peuplement de l'Amérique

une histoire incertaine et controversée

 

Glyphe maya...

 

Les historiens admettent communément que le peuplement du continent américain a commencé vers -30000 à -12000 ans avant J.-C.. ce qui d'emblée montre une grande incertude qui a de quoi nous étooner ! Depuis les années 60, la théorie du peuplement de l'Amérique la plus communément admise est celle d'un passage par voie terrestre via la Béringie, entre l'Alaska et la Sibérie. Les dates restaient très imprécises car elles dépendent de données climatologiques et non sur des vestiges humains. Ces hommes sont des chasseurs-cueilleurs venant d'Asie qui profitèrent involontairement d'un radoucissement général du climat. Les glaciers remontant plus au nord, un large passage se libéra entre la Sibérie et l'Alaska : le fameux détroit de Béring pouvait être traversé à pied. On suppose que les hommes qui empruntèrent ce passage poursuivaient le gibier qu'ils chassaient comme le bison ou le mammouth.

Pointes de flèche de la culture Clovis Découvertes à Drake Cache dans le Colorado
Pointes de flèche de la culture Clovis découvertes à Drake Cache (Colorado) Photo de Chip Clark pour le Smithsonian Institute

Cependant, ce corridor de près de 1500 km de large se referma assez rapidement, laissant ces premiers américains seuls à leur destin. On constate que très vite ils se dirigent vers le sud; par curiosité ou sous la pression démographique, les deux sans doute. Les hommes ont toujours tenté d'élargir leurs horizons, ceux poursuivant le gibier, et dépendant d'eux, ou ceux cherchant le paradis décrit par tant de mythes ancestraux. Mobiles et sûrement peu nombreux sur cet immense territoire qui s'ouvrait à eux, ils n'ont pas laissé de traces très exploitables pour les archéologues. Ils gardent donc leurs mystères même s'il ne fait guère de doutes qu'ils sont les descendants des Asiatiques des steppes immenses de Sibérie. En 1929, la découverte du site archéologique de Clovis, au Nouveau Mexique, avait permis d'établir que l'homme était sans doute arrivé en Amérique il y a environ 13 500 ans. Cette hypothèse nommée "Clovis first", selon laquelle tous les Amérindiens seraient issus de cette culture bien identifiée désormais a prédominé tout au long du XXe siècle et il est confirmé que les échanges culturels les on amené jusqu'au Mexique...

Les premières traces de présence humaine découvertes au Mexique - sont essentiellement représentées des sépultures contenant quelques pièces de poterie et de pierres semi-précieuses. Les rares squelettes retrouvés révèlent des hommes aux traits physiques nettement mongoloïdes (yeux en amande, visage rond, lèvres charnues, cheveux sombres et raides...). La cas le plus notable (près de la ville de Mexico en 1959) est celui celui des ossements de la femme de Peñon agée d'environ 25 ans et même si ces reliques « ... n'avaient pas été scientifiquement datés (au moment de leur découverte) », ils ont pu l'être par la suite et ont donné la date de -13000 ans ! Mais c'est bien peu... La préhistoire est une science et, comme pour toutes les vraies sciences, rien n'est jamais certain.

 

Tisseuse indienne...

Tisseuse indienne de Pátzcuaro

De nouvelles découvertes archéologiques de plus en plus nombreuse viennent contredire cette version admise depuis plus d'un siècle. Le peuplement du continent serait plus ancien. On soupçonne les hommes d'avoir construit des bateaux dès -50000 ans car le peuplement de l'Australie remonte à cette période et l'on sait que c'était déjà une île. La découverte de vestiges de bateaux un peu partout dans le monde, et dont les plus anciens sont datés de -15000 ans, attestent de l'existence de déplacements maritimes voire de migrations de populations bien avant la date supposée du franchissement du détroit de Béring, à pied. Les voyages à travers les océans étaient donc possibles, et pas seulement sur la Méditerranée comme on le pensait auparavant. Pendant cette période, les océans Atlantique et Pacifique étaient moins vastes qu'aujourd'hui et une traversée certes téméraire était possible, même sur une petit embarcation rudimentaire. On se rappelle les exploits d'Alain Bombard, de Gérard d'Aboville ou surtout du norvégien Thor Heyerdahl (qui, avec son navire de fortune, le « Kon-Tiki », relia en 1947 la Pérou aux îles du Pacifique, et notamment l'île de Pâques, et prouva ainsi que les Indiens dans des temps lointains aurait pu être à l'origine du peuplement de ces îles). Oui, cela est possible, même avec des moyens de fortune. Mais alors, qui seraient ces Premiers Américains ?

 

Le norvégien Thor Heyerdahl

Le norvégien Thor Heyerdahl

 

Le « Kon-Tiki », le vaisseau de fortune de Thor Eyerdahl qui traversa la Pacifique en 1947

et le « Kon-Tiki », le vaisseau de fortune qui traversa la Pacifique en 1947...

« L'homme de Kennewick »

De nombreux scientifiques, comme les américains Dennis Stanford et James Chatters ou le Brésilien Walter Nieves, commencent à douter d'un peuplement unique de l'Amérique, qui ne serait arrivé qu'une seule fois et serait donc le fait d'une culture unique et homogène que l'on nomme les Amérindiens. Deux cas, en particulier, viennent étayer cette réfutation.

Le premier concerne un squelette retrouvé à Kennewick, près de la rivière Columbia dans l'état de Washington (nord-ouest des USA) en juillet 1996. « L'homme de Kennewick » a entre 9200 et 9500 ans et il serait mort des suites d'une blessure causée par une flèche dont on a retrouvé la pointe en silex dans l'un de ses membres. James Chatters, son découvreur, le décrit ainsi : « C'est le seul (squelette) aussi complet et aussi vieux aux Etats-Unis. Il appartenait à un homme d'une quarantaine d'année à la face étroite, au menton proéminent. Il n'avait pas une vie paisible. Il crispait souvent la bouche et pleurait sans doute beaucoup... » Pourtant, selon ses analyses, cet homme ne ressemble visiblement pas aux autres hommes peuplant la région à cette époque : visiblement, son anatomie est de type « caucasien », c'est-à-dire européen. Ses conclusions (provisoires) ne passent évidemment pas inaperçues auprès de ses confrères. Malheureusement, l'analyse de l'ADN du squelette qui aurait pu trancher la question n'est pas encore disponible (les analyses d'un bout d'os prélevé en septembre 1999 n'ont toujours pas été publiées) mais il est permis de penser qu'il ne soit pas l'ancêtre direct des Indiens actuels. Effectivement, une polémique est apparue lorsque les tribus indiennes (dont les Umatilla et les Yakima) ont voulu récupérer les ossements de cet homme qu'il nomme « le Grand Ancêtre » et comme l'autorise depuis 1990 une loi fédérale, le Native American Graves Protection and Rapatriation Act. Cette loi permet aux tribus indiennes de réclamer, d'honorer et d'inhumer les reliques de leur ancêtres retrouvés par les archéologues. La science se retrouve confrontée à la religion.

Aujourd'hui, « L'homme de Kennewick » est devenu un enjeux qui dépasse les seuls scientifiques et historiens et une action en justice est engagée pour déterminer à qui revient ces ossements... La première audience est prévue pour juin 2001 mais on peut dire que cet « Homme de Kennewick » gardera encore jusque-là tout son mystère. Il faut bien voir que cette histoire renvoie à un problème plus général qui mélange politique et démagogie : l'extrême-droite américaine serait heureuse d'avoir un nouvel argument à mettre sur la table en démontrant que les Indiens, qui se réclament être les seuls véritables Américains puisqu'ils sont sur ce territoire depuis toujours, n'ont plus de raisons de réclamer des droits que légitimement ils pouvaient exiger d'un état qui les a spolié de leur terres et de leurs réserves de chasse lors de la colonisation. La science face à la politique...

 

Squelette de l'Homme de Kennewick...

« L'homme de Kennewick »

Crane de l'Homme de Kennewick...

Le crâne de « l'homme de Kennewick »

 

Finalement, le magazine Science et Vie d'octobre 2002 (N° 1021 - page 24 sous le titre « L'Homme de Kennewick sera bien étudié » ) annonce dans ses colonnes que le jugement rendu est finalement favorable aux scientifiques qui pourront étudier l'ADN du fameux squelette qui ensuite sera rendu aux Indiens qui pourront lui rendre les derniers hommages.

L'autre cas concerne un squelette retrouvé au Brésil en 1975, près de la ville de Belo Horizonte. Il est daté avec précision de -11500 ans et son aspect physique semble dénoter dans l'environnement archéologique habituel de la région. C'est une femme, « Luiza », et elle ressemble beaucoup aux Aborigènes australiens et aux Mélanésiens : loin des steppes de Sibérie... On a découvert au Brésil, en 1995, mais aussi au Chili et en Argentine, peu après, des vestiges humains que les datations, de moins en moins contestées, font remonter à -50000 ans ! On n'hésite plus à critiquer l'ancienne hypothèse d'un peuplement « sibérien » du continent par la terre ferme. Certes, cette migration par le détroit de Béring a bien eu lieu mais elle semble relativement tardive. Il y a eu en fait plusieurs vagues, par terre mais aussi par mer, et le découvreur de l'Amérique n'a pas forcément posé le pied en Alaska. Et peut-être même ne fut-il pas seulement le fait d'Asiatiques. Selon Dennis Stanford : « On ne peut plus affirmer que les premiers habitants du continent soient arrivés d'Asie du Nord. (...) Il est clair que ce peuplement (...) s'est effectué au gré de nombreuses migrations, étalées sur une très longue durée, de peuplades d'origines diverses, dont certaines arrivées par la voie maritime ». James Chatters expriment aussi ses doutes sachant que les hypothèses simples sont souvent partielles : « (Ces premiers Américains) ont pu venir de différents endroits. Sans doute la majorité est-elle arrivée d'Asie, mais il n'y a pas de preuves pour affirmer qu'ils ne viennent pas d'Europe. Il existe, par exemple, beaucoup de similarités entre les outils trouvés aux Etats-Unis (de type Clovis) et des outils retrouvés en France ou dans la péninsule ibérique et datant du solutréen (-23000 à -17000 ans). On ne peut écarter cette hypothèse. Ils ont très bien pu traverser l'océan Atlantique, en partie gelée à l'époque. La couche de glace était suffisamment épaisse pour marcher et suffisamment fine pour y trouver de la nourriture ». Evidemment, il est aujourd'hui impossible de retrouver les traces de cette migration qui serait le pendant occidental de la traversée du détroit de Béring. Il faut dire que les recherche archéologiques sont relativement récentes aux Etats-Unis où l'on est plus habitué aux dinosaures de type Tyrannosaure qu'aux restes de cultures primitives. De plus, convaincus par l'hypothèse asiatique, les archéologues ont surtout recherchés dans les zones supposées de leur migration et donc surtout dans l'ouest. De nombreuses zones, à l'est et au sud, demeurent encore négligées mais il est à parier que les découvertes risquent de se succéder dans un futur proche.

D'autres découvertes permettent d'ouvrir de nouvelles hypothèses mais le droit des Indiens de réclamer les reliques de leurs ancêtres entravent ces recherches. La liste est longue. En 1993, Robson Bonnichen (directeur du Centre de recherche sur les premiers Américains de l'Université de l'Oregon) a pu exhumer des cheveux humains dans le sud-ouest du Montana (USA) : ils les estiment à plus de 10000 ans. Considérant ses fouilles comme une profanation de leur terre, les Indiens ont obtenu l'arrêt des fouilles. Bataille juridique, mais il semble que le chercheur pourra cependant obtenir gain de cause : les cheveux ne prouvent être considérés comme des ossements... Dans l'Idaho, dans le comté de Buhl, c'est un crâne de jeune femme trouvé en 1989 qui a du être restitué aux Indiens Shoshone-Bannock et inhumé selon leur coutume en 1991. Idem pour le squelette d'un homme d'environ 40 ans retrouvé au Colorado en 1988 et restitué à la tribus Ute. Un crâne de jeune fille retrouvé dans le Minnesota en 1931, dit de « la femme des rapides du Pélican » et présentant une singulière physionomie (visage large et court, nez étroit, dent longues...), fut restitué et enterré par les Sioux du Dakota du Sud en 1999. Il y en a d'autres... On comprend la frustration des chercheurs mais il est vrai que l'on doit respecter les arguments des Indiens. Cependant, on ne peut que constater que rien n'est jamais sûr. Il faut bien voir que les chercheurs, les anthropologues, ont un travail bien difficile. Il suffit de voir ce qui se passe aujourd'hui en Afrique, à propos du « premier homme », pour comprendre que la recherche des origines n'est pas simple et qu'il faut compter aussi bien avec les données de la génétique, que les découvertes archéologiques, qu'avec les convictions de chacun.

On a donc cru jusqu'aux années 60 que le peuplement de l'Amérique (des Amériques devrait-on dire) s'était enclenché 12000 ans avant notre ère environ. Mais comment alors expliqué la rapidité du peuplement du continent puisque l'on trouve des vestiges de présence humaine de l'Alaska à la Terre de Feu dès le commencement de cette colonisation.

Dès 1973, la découverte du site de Boqueira do sitio de Pedra Furada (« L'abri du vallon de la pierre percée » dans l'état du Mato Grosso) par une équipe franco-brésilienne va tout remettre en cause. Le site est d'un richesse étonnante et on y a compté plus de 200 peintures rupestres. Malgré les premières datations qui font bien remonter l'occupation du site à - 12000 ans, les scientifiques sont rapidement tombés sur un « os ». Les couches sédimentaires inférieures, méticuleusement dégagées ont révélées d'autres traces humaines bien plus anciennes... Des prélèvements sont envoyés en France pour analyses du carbone 14 (Centre des faibles radioactivités du CNRS de Gif-sur-Yvette - 1985) et c'est alors un coup de massue : - 32160 ans ! (avec une marge de + ou - 100 ans. A cette époque, en Europe, ils n'y a encore que des Cro-Magnon... (la grotte Chauvet en France date de cette époque). La découverte est retentissante.

Elle sera suivie d'autres découvertes notamment au Mexique comme celle de Tlapacoya dans la bassin de Mexico en 1966 qui a révélée les ossements d'un homme non mongoloïde et des artefacts qui ont pu être datés de - 22 à -25000 ans avant J.-C. ce qui reste difficilement compréhensible en l'état actuel des connaissances et une autre , El Cedral (1966) datée de - 32000 ans et plus récemment en 1981 le site de Monte Verde (Chili) qui remonte à - 35000 ans. Le doute n'est donc plus permis mais alors, que c'est-il véritablement passé ?

L'une des hypothèses la plus probable serait de considérer que l'homme de Cro-magnon serait apparu plus à l'est que l'on ne le pense généralement (au Proche Orient en l'occurence puisque les premiers « hommes modernes » sont localisés en Israël : les vestiges découverts à Skhûl et à Qafzeh sont reconnus comme modernes et datés de - 90000 à -105000 ans). Dans ce cas, les premières migrations vers l'Amérique ont pu avoir lieu dès la première glaciation qui a laissée libre la détroit de Behring il y a 62000 ans ou alors plus récemment vers - 52000 ans ce qui rendrait compte des découvertes récentes. Et d'autres sont à venir.

L'été 2003 a apporté son lot de bonnes nouvelles. Réétudiant une série de 33 crânes retrouvés dans les années 80 dans la région de la Basse-Californie, le professeur Rolando Gonzalez-José, de l'université de Barcelone, a pu en mettre lumière les similitudes qui existent entre les caractéristiques anthropométriques de ces squelettes comparés à ceux des peuples de l'Australie et du Pacifique sud vivant à la même époque (les crânes sont datés de la période de la Conquête - Nature - 04/09/2003).

En avril 2005, la découverte des squellettes humains de « La Mujer de los Baños » estimé dans une première analyse à - 12700 ans semble bien repousser encore plus loin la présence des premiers hommes au Mexique depuis la découverte de Tepexpan.

Ces ancêtres des Indiens d'Amérique seraient-ils venus par mer et auraient-ils vécus en parrèlle, en marge même sur cette presqu'ile de la Californie, des autres peuples Amérindiens ? Ceci relance le débat sur la légitimité des droits que veulent poser les descendants des Indiens, les « natives », sur ces terres qui gardent encore un part de mystère pour les historiens.

 

La photo de l'un de crânes étudié par le professeur Rolando Gonzalez-José

©Photo DR

La photo de l'un de crânes étudié par le professeur Rolando Gonzalez-José

 

Alors, ces Asiatiques, s'ils ne furent pas les premiers Américains, ont cependant réussit la conquête entière du continent par guerre ou par assimilation, et ceux sont eux qui sont restés dans les mémoires et dans les gènes. Mais, qui sait ? Le découvreur de l'Amérique, bien avant les colons vikings (dont la présence est maintenant prouvée sur le continent dès l'an 1000) aurait pu être des Européens ; et pourquoi pas un Breton !

 

¿Qué es la vida?Un frenesí
¿Qué es la vida? Una ilusión,
una sombra, una ficción;
y el mayor bien es pequeño;
que toda la vida es sueño,
y los sueños, sueños son.

Qu'est-ce que la vie ? Une folie.
Qu'est-ce que la vie ? Une illusion, une ombre, une fiction;
le plus grand bonheur est peu de chose,
car toute la vie est un songe
et les songes valent ce que valent les songes

Pedro Calderón de la Barca, La vida es un sueño / La vie est un songe

 

En savoir plus avec la section Histoire du site web éducatif de la 5 :

www.france5.fr/inca-maya-azteque/fr/04-chronologie

La Chronologie de peuples précolombiens

 

Plus d'infos sur le Peuplement de l'Amérique

Le podcast de France Culture : « Premiers Amérindiens : une arrivée par le Sud ? » (août 2016)

https://www.franceculture.fr/histoire/premiers-amerindiens-une-arrivee-par-le-sud

Des photos sur Pinterest

https://fr.pinterest.com/sharonehansen9/life-of-the-clovis-people/

Des liens :

www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites (Fr.)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baja_California (Fr.)

Gravures rupestres dans Nouveau-Leon

Une galerie de gravures du Nouveau-León :

http://rupestreweb.tripod.com/gonzalez.html (Esp.)
http://www.archaeology.org/online/features/baja/ (En.)

Pour en savoir plus sur :

« Les Indiens du Nouveau Monde »

« Les peintures rupestres de la Basse-Californie »

Sur l'extraordinaire aventure de Thor Eyerdahl par Donald P. Ryan

Pour en savoir plus sur :

« L'histoire du Mexique »

« La culture de Teotihuacán »

« Les Toltèques »

« Les Zapotèques »

« Les Totonaques »

« Les Mayas »

« Les Aztèques »

 

 

 

Manuel Álvarez Bravo : « Vivace Mexico »

Du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013
Au Jeu de Paume - Place de la Concorde 75008 Paris

A Paris commence cet automne à la galerie du Jeu de Paume une expo photo dédiée à Manuel Álvarez Bravo : c'est l'occasion de (re)découvrir 159 tirages et des fragments de films du prolifique artiste mexicain, mort centenaire en octobre 2002.

Scène de rue, vedettes, nus , regards, monuments nationaux, baisers volés,... rien n'a échappé à l'oeil d'Alvarez Bravo durant toute sa vie... Cadrage parfait, sujet de choix, lumière sophistiquée... Personne ne pourra oublier ses images une fois qu'il les aura regardé avec un peu d'attention. C'est aussi le moyen le plus sûr de voir au plus près toute la beauté du Mexique et des Mexicains... dans le corps sans complexes de ces beautés indigènes ou de ces paysans qui semblent toujours hors du temps, mais aussi de sentir la violence sur les corps usé ou meurtris exposés là...

On glissera aussi peu à peu vers un sentiment étrange, porté par des images qui au fil de l'exposition de révèlent de plus en plus "surréalistes", comme celle de l'affiche officielle de l'exposition...

A découvrir absolument !

Plus d'infos : http://www.jeudepaume.org

Alvarez Bravo : «Mecho» (Mèche), vers 1945. Épreuve gélatino-argentique moderne