Histoire du Mexique

Les Mayas

 

Mysteres des Mayas...

« Il n'existera sur terre ni gloire ni grandeur jusqu'à la création de l'homme »

Légende Maya

Époque Pré-Classique (-2000 à -200 avant J.C.)

L'apparition des Mayas dans le sud du Mexique, en pleine forêt tropicale, remonte à environ 1500 avant J.-C. Mais on a pu retrouver des traces de leur existence dans la région de Cuelho, Belize, et les dater de -2000 ans. Ils semblent se sédentariser et pratiquent l'agriculture et la céramique. Ils furent sûrement les premiers hommes du continent à utiliser l'écriture dès -300, ce qui nous permet de mieux les connaître. Ils utilisent le zéro et s'intéresse beaucoup à l'astronomie. Il vénère un dieu Solaire... On les connaît surtout par leurs deux fameux codex : Le « Chilam Balam » et le « Popol-Vuh » , « leur Bible », le livre Maya de la genèse. Il commence ainsi :

 

« Ceci raconte le premier récit, le premier discours.
Rien ne signalait la face de la terre.
Seuls existaient la mer sans mouvement et le ciel dans toute son étendue.
Il n'y avait qu'immobilité et silence dans l'obscurité, dans la nuit.
Seulement le Créateur, le Formateur, le Cœur du Ciel,
car tel est le nom de Dieu, était dans l'eau, entouré de clarté. »

 

Le Roi Pakal

Le Roi Pakal

Époque Classique (250 à 950 après J.C.)

Palenque, Bonampak, Copán, Uxmal, Tikal...

L'apogée de la civilisation Maya dite de l'« époque classique », vers l'an 400, semble la mettre ne concurrence avec la civilisation de Teotihuacán mais il semble que leurs relations diplomatiques et commerciales soient restées très limitées. On ne peut véritablement parler d'empire comme pour celui des Aztèques car il s'agissait en fait d'une communauté d'états relativement indépendants les uns des autres, vivant dans le même culture, vénérant les mêmes dieux mais conservant leur autonomie. Un système que l'on peut qualifier de féodal. Palenque au Mexique, Copán au Honduras, Tikal au Guatemala... Il faut s'imaginer les énormes distances que les séparaient. La jungle tropicale omniprésente limitant les déplacements... mais n'était-ce pas là leur meilleur protection contre les envahisseurs qui venaient du nord ? Mais cela ne durera qu'un temps.

 

Fresque de Bonampak (détail)

Fresque de Bonampak (détail)

« Maintenant, il est étonnamment clair que les Mayas de l'époque classique, et leurs ancêtres pré-classique,
étaient gouvernés par une dynastie héréditaire de guerriers pour qui l'auto-sacrifice, l'effusion de sang
et le sacrifice d'hommes par décapitation ont été une obsessions suprême. »

Michael Coe

 

Palenque est un site religieux mais de moindre importance que celui de Chichén-Itzá. Il est un peu plus ancien, de la période « classique » de l'« Ancien Empire », VI et VIIème siècle. C'est vers l'an 615, sous le règne d'un certain roi Pakal, que la cité s'est développée et enrichie. Imaginez... En Europe, c'était le Moyen-âge, dont il nous reste peu de témoignages en comparaison de ce que l'on sait des Mayas du Mexique. Comme pour les autres citées mayas, on ne connaît pas les raisons de son déclin soudain. Autant la cité était riche et rayonnante, autant son abandon reste un mystère. Famine, trouble politique, maladie, superstition..., comme pour Copán, au Honduras, le trouble reste et l'on sent à travers les témoignages archéologiques, la fragilité, voire la précarité, de ces cité mayas. Ici, aujourd'hui à Palenque, la cité est en pleine forêt vierge, comme elle l'a toujours été, et ce n'est qu'en 1830 qu'on l'a redécouverte. Les archéologues n'ont défriché qu'une petite partie du site et de nombreux temples sont encore à découvrir sous l'épaisse couverture végétale. Le spectacle sur place est total.

 

La cité de Palenque dans le Yucatan
Photo sous Creative Commons

Le site Palenque

Époque Post-Classique (950 à 1500 après J.C.)

Chichén-Itzá, Mayapán, Lamanai,

Chichén-Itzá est la plus grande des cités Mayas. C'est au 11ème siècle qu'elle devient le grand centre religieux dédié au Dieu, Quetzalcoátl, le « Serpent à plume ». Elle s'épanouit après le déclin des grandes cités du Sud (Copán, Uxmal, Bonampak...). Il faut attendre l'arrivée de tribus Toltèques, fuyant la région centrale de Mexico devant l'avancée de barbares venant du nord, probablement des Chichimèques, pour voir apparaître un regain de vitalité chez ses Mayas qui ont déjà une longue histoire derrière eux. Ces immigrants Toltèques furent bien accueillis. Ils témoignaient le la même noblesse. Il apportaient aussi leur foi et leur cultes. Quetzalcoátl, le dieux vivant, était arrivé avec eux... Il prendra la place centrale du panthéon maya, érigeant en son honneur les plus grands temples. La fameuse pyramide de Chichén-Itzá que l'on nomme « le Caracol ». D'ailleurs, à l'équinoxe d'automne, se produit un phénomène intéressant. Comme en Egypte, et ailleurs, le soleil couchant projetant ses rayons sur les marches et les sculptures de la pyramide, animant lentement dans sa descente les ombres des serpents qui semblent alors se mouvoir. Ils annoncent ainsi le temps des semences. La cité se développa après la décadence et la disparition des cité mayas du sud comme Copán. Le site est d'une splendeur telle que l'on ressent encore la présence des forces qui le fit naître.

 

Chichén-Itzá - Yucatán

« Le Caracol », temple de Chichén-Itzá

Le disque de pierre dit de « Chinkultic », (entre 600-900)
un joueur de pelote frappe une balle de la hanche...

 

Il faut parler du génie des Mayas dont on peut voir encore la splendeur à Chichén-Itzá, Uxmal, Bonampak... Un peuple au culte solaire et adorateur du dieu de la pluie en honneur duquel ils pratiquaient déjà le sacrifice humain. On les connaît aussi pour leur passion pour les publics dont le fameux jeux de « pelote » .Il nous ont laissé une grande quantité d'informations et d'objets et nous avons une bonne vision de leur vie avant l'arrivée des Espagnols. Leur vision de l'Univers était très intéressante. Ils croyaient que l'histoire n'était qu'un éternel recommencement où tout les événements, du plus banal au plus grand, se répètent sans cesse, selon un cycle temporel bien défini. Ainsi, les guerres étaient-elles prévues et planifiées : on savait d'avance quel serait le vainqueur, quel serait le vaincu. Pour prévoir tous ces événement capitaux, ils avaient construit un calendrier presque aussi précis que le nôtre, de 365 jours, autour duquel toute la vie de la cité gravitait. Il faut s'imaginer dans un monde où le temps est une obsession et où toute tentative de « rébellion » est impossible puisque tout est prévu. Tous se répétait selon des cycles astronomiques dont le plus long durait 52 ans, nommé le « Compte-long », au terme duquel un catastrophe se produisait. Curieusement, ce cycle est réglé sur celui de la planète Vénus et non sur celui du Soleil ou de la Lune comme le plus souvent. Et même la fin définitive du monde : le 24 décembre 2012 ! Il semble qu'ils pouvaient prévoir aussi avec une grande grande précision les éclipses de Lune et de Soleil. Etonnants Mayas, que l'on pourrait comparer aux Grecs de notre antiquité. Ils nous sont presque familiers lorsqu'on lit leurs poèmes et leurs épopées, comme celle qui retrace la lutte de Quetzalcoátl, le roi-prêtre de Tula, contre Tezcatlipoca, dieu de la guerre. Quetzalcoátl, vaincu et fuyant vers le Yucatán où il finit par s'établir à Chichén-Itzá vers l'an 987 !...

 

La fameuse dalle funéraire du Roi Pakal

La fameuse dalle funéraire du Roi Pakal

 

Le territoire des Mayas en 1519

 

Seigneur Maya...

Seigneur Maya

Pour en savoir plus sur :

« L'histoire du Mexique »

« La culture de Teotihuacán »

« Les Olmèques »

« Les Toltèques »

« Les Zapotèques »

« Les Totonaques »

« Les Aztèques »


www.france5.fr/inca-maya-azteque (fr.)

www.mexique-voyages.com/informations-mexique/histoire/jeu-pelote-maya (fr.)

 

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