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Lila Downs
La nouvelle égérie mexicaine...

Lila Downs...

"Lila, parfum chamanique"

 

"Cantina, entre copa y copa" de Lila Downs...

Mars 2006 !

Nouvel album de Lila Downs :
"Cantina, entre copa y copa"

"Enregistré entre Mexico, New York et Austin, La Cantina est un voyage dont on ne revient jamais, un manifeste inespéré de la richesse de la musique mexicaine dans la sphère latino..."

A découvrir absolument....

> Les Inrocks

"Regard d'obsidienne, longs cheveux de jais,
Lila Downs fait entrer le public dans un monde de magie et de mystère,
par le pouvoir de sa voix et de sa présence chamanique."

François-Xavier Gomez - Libération

 

 

Après un passage remarqué aux Transmusicales de Rennes en décembre 2001 puis une première tournée en France cet été, Lila Downs revient pour la promotion de son dernier album : "La Linea". Descendante des Indiens Mixteca, par sa mère, elle est Américaine par son père. Née près des montagnes du Oaxaca (Sud du Mexique), elle a étudié l'anthropologie et la musique à l'Université du Minnesota (USA ) et celle de Oaxaca : on peut dire qu'elle résume a elle seule toutes les ambiguïtés des relations en les deux pays : en les sublimant... Elle avoue elle-même que c'est grâce à la musique et la chanson qu'elle a pu réconcilier ce double héritage. Ce nouvel album n'est pas anodin. "La linea", c'est la frontière, aussi bien physique pour les immigrants que spirituelle pour les personnes qui se haïssent ou s'ignorent : "La frontière est le fil conducteur du disque. C'est l'endroit ou se retrouvent les êtres les plus vulnérables, les ouvrières, les candidats à l'émigration clandestine; mais c'est aussi le lieu où un monde nouveau est en train de naître."

"Le monde moderne est un monde d'immigrants (...) Lila Downs chante l'expérience de ces immigrants sans manière ni intellectualisme. Elle chante l'amour, de ces choses éthérées qui non pas de frontières précises mais que tous le monde, riche ou pauvre, immigrant ou non peut sentir. Ces chansons parlent de leur histoire, de voter histoire de mon histoire. Ecoutez et souvenez-vous..." (Betto Arcos)

On pourra être surpris de la voir et de reconnaître en elle, instantanément, Frida Kahlo, une autre grande figure de la culture mexicaine. Coïncidence ou coup marketing des producteurs surfant sur la vague Latino ? (on pense aussi à Lhassa qui avait marqué les esprits pour ses mélodies envoûtantes il y a 3 ans). Je vous laisse juge... La facture classique des compositions se révèle plus subtile au fil des écoutes et la voix de Lila vous séduira lentement mais sûrement : pas besoin de gros effets pour partager l'âme du Mexique. On prendra aussi attention au fait qu'elle n'a pas hésité à faire des chansons très engagées comme "Smoke" dans cet album prenant ainsi parti pour le mouvement des Indiens du Chiapas : "Je me méfie des engagements trop marqués. Au Mexique, s'approcher de la politique signifie qu'on espère en tirer avantage. Je me contente d'utiliser l'art pour toucher les gens." C'est chose faite...

 

"Petite fille,

quand je serai morte,

ne pleure pas sur ma tombe,

joue pour moi des chansons gaies, comme la vie..."

La Martinbiana

Lila Downs...

 

Border - La Linea - Lila Downs

Lila Downs : Border - La Linea
2001 Narada Productions

 

"No vayas muy lejos y mirate al espejo, porque cuando miras no te va a gustar.
Tu cara es morena y quieres ser guera y bien que te comes tu taco y memela."

"Ne vas pas trop loin lorsque tu te regardes dans le miroir
parce que ce qui tu y verras ne te plaira pas.
Ton visage est noir et tu voudrais qu'il soit blanc
mais tu sais que tu aimeras toujours les tacos et les tortillas."

"Sale Sobrando" - "Good for Nothin'"

 

Ecoutez des extraits :

"La Linea" Mp3 - 908 ko

"La Niña" - Mp3 - 1,45 Mo

 

 

INTERVIEW POUR SA TOURNÉE EN FRANCE - PRINTEMPS 2001

 

Quel est votre public en Europe ?
La première fois que je suis venue en France, c’était en 1998. Puis, je suis revenu en 2000 avec la troupe d’un opéra. Au même moment, j’ai donné un concert au Divan du Monde. Cela m’a permis d’avoir des contacts et avec la sortie du dernier disque qui a reçu un très bon accueil, nous avons pu monter une tournée. Après les Transmusicales de Rennes en décembre 2001, nous sommes revenus en mars en passant par la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal et la France. Ce qui est difficile pour moi en France, c’est que je dois traduire mes textes en français : j’aimerais tellement apprendre cette langue !

Le Regard de Lila Downs...

Quelles sont vos impressions par rapport au public français ?
Nous avons été très bien accueillis. Le public est très chaleureux en France, il y a un esprit d’ouverture sur la musique. J’ai le sentiment que dans les pays où il fait froid, les gens ont besoin de chaleur. C’est très agréable de venir donner cela et en même temps de recevoir cet enthousiasme. Le contact est un peu plus facile en Espagne grâce à la langue. Mais, pour moi, le public est le même dans le monde entier dans le sens où tout le monde est à la recherche d’un message, de quelque chose de profond dans la vie ; c’est ce qui permet d’avoir une complicité avec les gens qui viennent nous écouter.

Avez-vous d’autres projets en France ?
J’aime beaucoup Paris, cela me plairait beaucoup de venir y vivre. Je suis aussi très attirée par le monde arabe et la France permet de s’ouvrir à cette culture. La musique de cette région m’intéresse beaucoup. Nous avons d’ailleurs un projet avec le Centre Culturel La Filature de Mulhouse. L’idée est de monter un spectacle et d’enregistrer un disque en association avec la communauté turque et marocaine.

Comment a démarré votre carrière de chanteuse ?
J’ai réellement commencé, il y a cinq ans, en chantant dans des bars à Oaxaca et à Philadelphie où je me suis initiée au jazz. A ce moment-là je n’avais pas un projet défini : je chantais des standards de jazz et des chansons populaires mexicaines, en particulier de l’Etat de Oaxaca. Le groupe de musiciens qui vous accompagne est-il toujours le même ? Je vis à Mexico depuis cinq ans. Au début le groupe était un mélange jazz-latino. Mais le groupe évolue, des musiciens partent, d’autres arrivent. La constante est que tous les musiciens sont mexicains à part Paul Cohen. En fait, nous voyageons beaucoup et c’est compliqué pour ceux qui ont une famille. Par exemple, nous faisons beaucoup de concerts aux Etats-Unis et nous pensons à nous y installer. Nous verrons, mais j’aimerais aussi beaucoup vivre en France !

Votre dernier disque est assez différent des précédents, quelle a été votre démarche ?
Pour le premier disque nous avions rencontré un mécène qui nous a aidés à le produire ; la condition principale du contrat était d’enregistrer des chansons de Oaxaca. D’ailleurs un groupe de musiciens indigènes a participé ce disque. A ce moment-là, je chantais un peu sans penser à une démarche particulière, c’était ce que je chantais dans les bars. Par contre, le deuxième disque est plus puriste, mes objectifs étaient plus clairs. J’avais obtenu une bourse d’aide à l’écriture pour des chansons inspirées des codex mexicains. Je voulais rendre hommage au peuple mixtèque, dont ma mère est originaire. Je me disais que si cette musique passait sur les radios, cela permettrait aux gens de cette région de se replonger dans leurs origines avec des images indigènes autour des dieux, du serpent à plumes, de l’arbre de vie… Pour moi, l’histoire des ancêtres est importante et je veux la faire connaître. Dans le dernier disque, j’ai voulu donner une base de jazz en associant la musique populaire mexicaine. Mais vous abordez aussi un thème très fort, celui de la frontière ? L’idée originale était de faire un disque sur la discrimination raciale au Mexique. A mon avis, il y a une hypocrisie sous-jacente par rapport à nos racines, cela se traduit souvent par une attitude de refus. Je voulais chanter là-dessus. Un autre thème important pour moi est celui de la femme qui quitte la campagne pour aller travailler à la frontière. Je voulais aussi rendre hommage aux gens qui cultivent les oranges, les fraises, la vigne… Ces groupes sont importants aux Etats-Unis et pourtant il y a une discrimination envers les indigènes qui viennent travailler. Je pense que les Nord-américains ne connaissent pas les origines indigènes de ces gens et ils n’imaginent pas qu’ils parlent une langue millénaire. Je voulais parler un peu de cela.

 

 

On retrouve avec plaisir Lila Downs en ce printemps 2003 dans la bande son du Film "Frida" (sortie le 16 avril en France). Toujours aussi enivrantes et nostalgiques, ses mélodies donne au film son ambiance si particulière qui a conquis le public américain. Cette bande son vaut le détour et l'on retrouve Chavela Vargas mais aussi la fameuse "La Llorana" recevra l'Oscar de la meilleur musique aux Oscar 2003 à Hollywood.

 

"Ponctué de chants mexicains nostalgiques, engagés ou oniriques,

Frida tire une bonne partie de sa puissance de sa musique."

- - -- - - - - - - - -- - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - Le Journal du Dimanche - 13/04/2003

 

 

Affiche "Frida"

Ecoutez la musique du film, signée Lila Downs :

http://iclassics.com/iclassics/album.jsp

 

Ecoutez des extraits de la bande son du film :

Benediction and Dream (mp3 - 236 Ko)

The Floating Bed (mp3 - 236 Ko)

The Suicide Of Dorothy Hale (mp3 - 236 Ko)

La Cavalera (mp3 - 236 Ko)

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur Lila Downs :

www.liladowns.com

aztlan.net/lila.htm (us.)
www.mcm.net/chroniques (fr.)
perso.wanadoo.fr/mexiqueculture (fr.)

Revue de presse :
etudiant.lefigaro.fr/musique/downs (fr.)
www.terra.com.mx/ArteyCultura (us.)
www.independent.co.uk/story (uk.)

 

naranda.com

La maison de disque, Narada :
www.narada.com (us.)

 

"Cantina, entre copa y copa" de Lila Downs...

Le dernier album, "La Cantina, entre copa y copa" - 2006 :
www.narada.com/images/AlbumPage/LaCantina (us.)

Tree of Life - Lila Downs...

 

L'autre album, "Tree of Life" :
www.narada.com/images/AlbumPage/TreeOfLife (us.)

Des Photos :
www.pays-vencois.com/downs.html (fr.)


 

Acheter ses disques, et les écouter avant...
www.hrmusic.com/discos/fadisc55.html (fr.)
www.amazon.fr (fr.)

Lila Downs

et la musique mexicaine :

"Musiques du Mexique, d'hier et d'aujourd'hui..."