« L'homme est un chien pour l'homme... » |
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Alejandro González Iñárritu
LE FILM... |
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Le film commence par un banal accident de la circulation dans la capitale mexicaine mais cet accident va mettre en relation les trois « héros » de cette histoire bien mouvementée : Octavio, le jeune sans foi ni loi, Valéria, la belle bourgeoise et « El Chivo », le vieux gangster sur le retour... |
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Episode 1Octavio et Susana
Octavio et Susana Gael García Bernal - Vanessa Bauche
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Le jeune Octavio, qui vit à Mexico chez sa mère avec son frère et sa belle-soeur, mène une existence banale. Mais, il a un gros problème : il déteste son frère Ramiro, un petit caïd, caissier de supermarché le jour et braqueur la nuit, et aime en secret sa jolie belle-soeur, Susana, qu'il ne supporte plus de voir maltraitée. Pour se faire de l'argent facilement et la séduire, il participe aux combats de chiens clandestins du samedi avec son chien Cofi qui surpasse tous ses adversaires. Susana tombe de nouveau enceinte de Ramiro et le pire est à craindre pour elle. Ne tenant plus, Octavio échaffaude un plan machiavélique pour enlever Susana comme cela se pratique couramment à Mexico et se faire une nouvelle vie dans le nord. Mais cela se fait-il de convoiter la femme de son frère ? |
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Episode 2Valeria et Daniel
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La belle Valéria mène l'existence freutrée des mannequins célèbres. Elles s'installe à Mexico, dans un somptueux appartement où elle peut reçevoir dignement son nouvel amant, Daniel... et s'occuper de son chien. A la manière d'Hitchcock, tout bascule lorsque le pauvre petit chien disparaît dans un trou du plancher sous les yeux de sa maîtresse affolée et se retrouve pris au piège. Dès lors, le grand appartement devient la maison de l'angoisse où les rats font la loi. Le couple commence alors une lente descente au enfer...
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Valéria - Goya Toledo
Episode 3« El Chivo » et Maru
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Le vieux « El Chivo » ( Le Cabri ) vit aussi à Mexico, dans le quartier populaire de Colonia Popotlá. Il est au bout de sa vie. Fringuant gangster et même guerilllero du temps de sa splendeur, il est devenu aujourd'hui un clochard que personne ne remarque plus dans la rue. Il exécute quelques « contrats » minables pour survivre. Seuls ses fidèles chiens lui servent d'interlocuteurs... Pourtant, une jeune fille de la bourgeoisie semble concentrer toute son attention. Le Mexique, c'est bien connu, est une terre de miracles et chacun ici a droit au sien, une fois dans sa vie... Ce miracle, ce sera peut-être la rédemption d'« El Chivo »... |
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« El Chivo » - Emilio Echevarría
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Le film est certes violent mais il ne fait que traduire la réalité de Mexico aujourd'hui : la plus grande ville du monde, un riche pour huit pauvres... On peut même dire que malgré le caractère un peu artificiel du film, on se laisse prendre au jeu. Les trois histoires, qui auraient pu être tournées par trois metteurs en scènes différents, apparaissent comme des clichés. Pourtant, les personnages se croisent tout au long du film, menant des existences qui se rejoignent et se complètent pour former une trilogie tragique des temps modernes, preuve que le Mexique est devenu lui aussi un grand pays moderne puisque ces histoires pourraient se dérouler aussi bien à New-York qu'à Barcelone. Iñárritu avait pris un gros risque (mais il semble que ce soit comme une habitude), en misant sur la force de la première partie, mais c'est celle qui fut le mieux accueillie car la fin se révèle très morale. Les autres histoires sont du même acabit, mi-sérieuses mi-dérisoires, et sont aussi le signe d'une identité affirmée : c'est cela la mexicanité, le mélange du bien et du mal. Après tout, il le dit lui-même, il ne cherche là qu'à « faire ressortir la nature sauvage de l'homme ». C'est réussit. Du côté technique, on sera surpris par la « texture » particulière de certaines images aux couleurs très profondes qui n'ont pourtant rien de digitalisées. Rodrigo Prieto, le responsable de ces images « inhabituelles », a lui aussi pris un risque énorme pour obtenir ses effets visuels si particuliers, et même inédits : « Nous avons innové en utilisant la technique du "silver taint", qui consiste à garder les sels d'argent sur le négatif au lieu de les laver. Ce qui donne des couleurs à la fois percutantes et un peu sales, des noirs profonds, des blancs aveuglants. A ma connaissance, c'est la première fois au monde que cette technique est employée pour un film entier. Elle n'est pas sans risques. Les techniciens redoutent qu'avec le temps, les sels n'attaquent le support et ne détruisent le négatif. Dans dix ans, la copie originale d"Amours Chiennes" aura peut-être disparu....» Etrange. Et dans dix ans, que pourra-t-on dire de Mexico ? A noter aussi, la bande-son d'une grande qualité et de la musique de « Machete Control » et de « Titán », ou le titre languissant de la bande annonce "Chivo Groove », signé par Gustavo Santaolalla. |
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